Lors de l’année universitaire 2023-2024, des étudiants en Master 2 de droit constitutionnel à l’université de Montpellier ont été invités par le professeur Dominique Rousseau à rédiger une charte des droits de la nature. Cette initiative visait à comparer les résultats d’une rédaction humaine avec celle produite par ChatGPT. Lors de la restitution du travail, il a été constaté que l’IA avait amélioré sa rapidité, élaborant la charte en seulement cinq secondes, mais le texte des étudiants a été salué pour sa sensibilité et son âme. Malgré les résultats prometteurs de l’IA, les étudiants ont souligné la nécessité d’une intervention humaine pour enrichir et préciser les principes fondamentaux de la charte, mettant en avant les forces et les limites de chaque approche.
Lors de l’année universitaire 2023-2024, un groupe d’étudiants en droit de l’université de Montpellier, sous la direction du professeur Dominique Rousseau, s’est lancé dans l’élaboration d’une charte des droits de la nature. Innovante, cette initiative a également impliqué l’utilisation de l’intelligence artificielle, ChatGPT, dans le but de réaliser une analyse comparative entre les productions humaines et celles générées par l’IA.
Une expérience pédagogique audacieuse
Le professeur Rousseau a voulu tester les capacités de l’intelligence artificielle face à une tâche académique complexe. En demandant à ses étudiants de concevoir un document qui pourrait définir les droits de la nature, il a ouvert la porte à une nouvelle approche pédagogique. Cette expérience avait pour ambition de démontrer que l’effort collectif humain est insurmontable par rapport à la rapidité de l’IA, même si cette dernière ne doit pas être sous-estimée.
La rapidité de ChatGPT mise à l’épreuve
Lors de la restitution de leur travail, il a été constaté que ChatGPT a pu rédiger sa propre version de la charte en cinq secondes. Bien que ce dernier ait montré des progrès visibles, les étudiants ont rapidement constaté que le document produit par l’IA manquait de profondeur et de sensibilité, deux qualités essentielles à un texte de cette envergure. Comme l’a souligné le professeur Rousseau, « la charte écrite par les étudiants possède une âme, que l’IA ne peut offrir ».
Les étudiants évaluent leur expérience avec l’IA
Les étudiants ont néanmoins reconnu que l’IA, avec son prompt minimaliste, avait su produire une déclaration des droits de la nature satisfaisante, tant sur le plan formel que pragmatique. Ils ont noté la capacité de l’IA à être « assez précise, parfois plus que nous », ce qui les a amenés à considérer ChatGPT comme un outil utile pour analyser, synthétiser et structurer leurs idées.
Vers un futur d’interaction humaine et IA
Malgré leur appréciation des capacités de l’IA, les étudiants ont clairement compris que le texte généré par ChatGPT était inachevé et nécessitait une intervention humaine pour apporter la richesse nécessaire au document. Ils ont ainsi exprimé la nécessité de travailler à l’enrichissement et à la précision des principes fondamentaux de la charte. Cela souligne l’importance d’une collaboration entre les compétences humaines et les avancées technologiques pour produire un travail de qualité.
Un changement de paradigme dans l’éducation
Cette expérience à Montpellier illustre un changement de paradigme dans le milieu académique. En l’espace de deux ans, l’utilisation de ChatGPT est devenue courante parmi les étudiants, soulignant une évolution rapide des outils à leur disposition. Alors que certains étudiants avaient déjà intégré l’IA dans leurs méthodes de travail, d’autres commencent tout juste à découvrir ses nombreuses applications dans le monde juridique et académique.
- Contexte : Élaboration d’une charte des droits de la nature à Montpellier
- Initiateur : Professeur Dominique Rousseau, enseignants en droit
- Participants : Étudiants en Master 2 de droit constitutionnel
- Objectif : Comparaison entre intelligence humaine et intelligence artificielle
- Outil utilisé : ChatGPT pour générer un texte en quelques secondes
- Temps de rédaction IA : 5 secondes pour la charte
- Qualités de l’IA : Efficacité, rapidité, sens pragmatique
- Limites de l’IA : Superficialité, absence de sensibilité humaine
- Appréciation des étudiants : Travail humain plus riche et argumenté
- Évolution : Adoption croissante de ChatGPT parmi les étudiants

Lors de l’année universitaire 2023-2024, une douzaine d’étudiants de Master 2 en droit constitutionnel à l’université de Montpellier ont été confrontés à un défi passionnant : rédiger une charte des droits de la nature. En parallèle, ils ont eu la possibilité de comparer leur travail à celui d’une intelligence artificielle, ChatGPT, leur posant la question de la créativité humaine face à l’efficacité technologique.
Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel, a initié cette expérience pour explorer de nouvelles formes pédagogiques. À cette occasion, les étudiants ont pu apprécier l’efficacité de l’IA, qui a produit une première ébauche en à peine cinq secondes. Cela a suscité chez eux un sentiment partagé entre admiration et interrogation sur l’authenticité du travail effectué par la machine.
Il est important de souligner que, malgré la rapidité avec laquelle ChatGPT a pu générer une déclaration, les étudiants ont convenu que leur propre version possédait « une âme et une sensibilité » absentes dans le texte de l’IA. Cette distinction a été accueillie comme un aspect fondamental de leur démarche créative, prouvant que l’humain, avec ses émotions et son vécu, permet d’offrir une profondeur que la technologie actuelle ne peut pas atteindre.
Les étudiants ont également salué le pragmatisme de ChatGPT, qui a su fournir des idées intéressantes et des propositions structurées. Toutefois, ils ont noté que la déclaration de l’IA manquait de nuances, comportant certaines incohérences et une relative superficialité. Ils ont donc reconnu qu’une intervention humaine demeure essentielle pour enrichir les principes fondamentaux d’un texte comme celui-ci.
Enfin, cette expérience a révélé un changement de paradigme dans l’utilisation des outils numériques. Deux ans auparavant, l’idée d’utiliser une IA pour un tel exercice était absente, tandis qu’en 2024, presque tous les étudiants avaient recours à ChatGPT dans le cadre de leurs études, témoignant ainsi de l’évolution de leur rapport au savoir et à la technologie.
Une expérience innovante entre étudiants et intelligence artificielle
Les étudiants en droit de l’université de Montpellier ont relevé un véritable défi en s’associant à l’intelligence artificielle ChatGPT pour rédiger une charte des droits de la nature. Sous la direction du professeur Dominique Rousseau, ces futurs juristes ont ainsi pu expérimenter une méthode d’apprentissage novatrice, alliant créativité humaine et technologie avancée.
Le processus de création de cette charte a permis aux étudiants de mettre en lumière l’importance de leur propre contribution face à celle d’un outil performant mais limité. La comparaison entre les travaux des étudiants, réalisés après des heures de réflexion, et ceux de l’IA, qui a généré un texte en seulement quelques secondes, a révélé des différences notables. Les étudiants ont souligné que, bien que ChatGPT ait produit un document satisfaisant et pragmatique, leur propre version possédait une âme et une sensibilité que l’IA ne pouvait pas égaler.
Cette initiative a également fait ressortir la nécessité d’un apport humain dans le processus de rédaction juridique. Les imperfections du travail fourni par l’IA, telles que la superficialité et les incohérences de certains passages, ont rappelé l’importance d’un regard critique et d’une approche réfléchie pour formuler des principes fondamentaux.
En conclusion, cette expérience a non seulement permis une réflexion sur les nouvelles pratiques pédagogiques en droit, mais elle a aussi ouvert un débat nécessaire sur le rôle de l’intelligence artificielle dans la rédaction juridique. Les étudiants ont pu constater que l’IA, bien qu’efficace, ne remplace pas la profondeur et l’engagement de l’intelligence humaine, et cela reste un point essentiel à considérer dans l’avenir du droit.
