Le Conseil communautaire a voté en faveur de l’ouverture d’une deuxième ligne de consultation au centre de santé du Mas-d’Agenais, permettant ainsi de doubler les capacités d’accueil des Médecins solidaires. Bien que tous les élus s’accordent sur l’urgence d’agir face à la démographie médicale en déclin, des désaccords sur le financement ont été exprimés, certains élus craignant un déséquilibre financier pour leur commune. Le projet devrait se concrétiser en mars, avec une prévision d’embauche d’un médecin supplémentaire et de trois coordinatrices, tandis que la communauté de communes s’engage à financer partiellement l’étude préfigurant cette initiative.
Le Conseil communautaire a récemment voté en faveur de l’ouverture d’une deuxième ligne de consultation au centre de santé du Mas-d’Agenais, une décision attendue avec impatience et qui témoigne de la volonté des élus de répondre aux besoins croissants en matière de soins médicaux dans la région. Ce projet, soutenu par les Médecins solidaires, vise à doubler les capacités d’accueil et à améliorer l’offre de santé pour les habitants.
Un soutien unanime mais des voix discordantes
Lors de cette réunion, tous les membres de Val de Garonne Agglomération (VGA) ont reconnu la nécessité d’augmenter l’offre de soins face à la désertification médicale qui touche de nombreuses communes. Toutefois, certaines préoccupations sont remontées concernant le partage des coûts liés à cette initiative. Le président de l’Agglo, Jacques Bilirit, a exprimé sa frustration suite au vote, indiquant qu’il ne pouvait pas rassurer les Médecins solidaires sur la question financière.
Des enjeux de financement soulevés
Même si l’idée d’un second médecin solidaire est bien accueillie, le projet n’a pas obtenu l’unanimité des voix au sein du conseil. Une petite dizaine d’élus se sont abstenus, y compris le maire de Massais, Claude Lagarde. Les oppositions se concentrent sur la question de l’équilibre financier. Les élus se sont mis d’accord sur une enveloppe prévisionnelle de 95 000 euros pour la mise en œuvre de ce projet qui doit être en place d’ici mars.
Le soutien logistique et financier des collectivités
Les Médecins solidaires sont responsables du paiement des salaires des médecins et des coordinatrices. Dans le cadre de l’ouverture de cette nouvelle ligne de consultation, le nombre de coordinatrices passera de deux à trois. Les coûts engendrés par les salaires et les frais de déplacement des soignants et le logement de ces derniers seront également couverts par l’association. En retour, les collectivités s’engagent à intervenir sur les locaux et à financer les charges de fonctionnement.
Un appel à la solidarité
Le maire du Mas a sollicité une révision de la répartition des coûts, évoquant un désequilibre dans la contribution financière de sa commune. Les dépenses annuelles, s’élevant à 38 000 euros, sont jugées trop élevées par rapport au nombre de patients bénéficiant des soins au centre, tous les élus reconnaissant l’importance de maintenir des médecins dans la région. En dépit de ces différends, plusieurs élus sont d’accord pour dire que la présence de médecins reste cruciale pour le bien-être des habitants.
Engagement envers l’amélioration de l’accès aux soins
Cette initiative du centre de santé du Mas-d’Agenais s’inscrit dans un contexte plus large d’efforts visant à améliorer l’accès aux soins médicosociaux, et à faire face aux défis posés par le manque de professionnels de santé sur le territoire. Les expériences réussies dans d’autres communes, comme Charenton-du-Cher, où un deuxième médecin a été accueilli, montrent que ce modèle peut fonctionner efficacement.[1] De même, des retraités comme celui du Morbihan se battent pour maintenir des services de santé dans des zones affectées par le désert médical.[2]
Il est essentiel que la communauté continuent de mobiliser ses ressources pour garantir à chacun un accès à des soins de qualité à proximité, contribuant ainsi à améliorer la qualité de vie dans la région.[3] L’Agglo, en prenant en charge les travaux d’aménagement nécessaires, s’investit également pour que cette nouvelle ligne de consultation soit opérationnelle le plus rapidement possible.
Une dynamique positive à maintenir
Le soutien finançier et logistique met en avant une dynamique positive. Le financement de 7 000 euros par l’Agglo pour l’acquisition de matériel médical, ainsi qu’un panier gourmand pour remercier les bénévoles, sont des initiatives à saluer. Chaque geste compte dans cette lutte pour maintenir des soins accessibles au plus grand nombre,[4] et permettront de faire face à la montée des défis sanitaires au fil du temps.
Il est impératif que toutes les parties prenantes – élus, bénévoles et collectivités – continuent de travailler main dans la main pour garantir un avenir serein aux soins médicaux dans le Lot-et-Garonne.[5]
- Localisation : Mas-d’Agenais
- Dénomination : Médecins solidaires
- Nombre de médecins : Deuxième médecin prévu
- Date d’arrivée : Mars
- Élus concernés : Jacques Bilirit, Claude Lagarde
- Budget prévisionnel : 95 000 euros
- Rémunération médecin : 1 000 euros par semaine
- Cumul d’emplois : Passage de 2 à 3 coordinatrices
- Investissement : Travaux estimés à 45 000 euros
- Contribution communale : 38 000 euros par an

Vers l’arrivée d’un second médecin solidaire dès mars
La décision récente du Conseil communautaire de soutenir l’ouverture d’une deuxième ligne de consultation au centre de santé du Mas-d’Agenais a suscité des réactions variées parmi les élus, témoignant ainsi de l’importance de cette initiative dans un contexte de désertification médicale.
Jacques Bilirit, président de l’Agglo, a exprimé sa frustration quant au vote partagé. Il a indiqué qu’il avait des difficultés à rassurer les Médecins solidaires sur le soutien inconditionnel à leur projet. Malgré les divergences sur le partage des coûts, tous s’accordent sur la nécessité d’augmenter l’offre de soins dans une région en mal de ressources médicales.
Ce projet, qui devrait permettre de doubler les capacités d’accueil à partir de mars, est accueilli avec un certain optimisme. Cependant, certains élus, notamment Claude Lagarde, ont exprimé leurs réserves, soulevant des questions sur l’équilibre financier de l’initiative. Les coûts prévisionnels se chiffrent à 95 000 euros, et la répartition de ces sommes reste source de débats.
La prise en charge des salaires des médecins et des coordinatrices par l’association va de pair avec les dépenses nécessaires pour la mise en fonctionnement de ce nouveau service. Le défi réside dans la capacité à mobiliser des financements adéquats pour soutenir cette mission qui semble vitale pour les habitants du secteur.
Le maire du Mas a par ailleurs demandé une réévaluation de la répartition des coûts, mettant en avant le charge financière pesante pour sa commune. Un appel qui souligne la réalité des acteurs locaux et leurs inquiétudes face aux implications économiques d’une telle initiative. Alors que seuls un tiers des patients sont originaires du Mas, l’équilibre reste une préoccupation partagée par les élus.
En dépit des différends, l’espoir d’un meilleur accès aux soins dans la région donne une dimension positive à ce projet. L’éventualité de voir un second médecin solidaire s’impliquer offre une lueur d’espoir à une population en attente de solutions médicales.
La nécessité d’une deuxième ligne de consultation au centre de santé du Mas-d’Agenais est devenue une priorité pour la communauté locale. Alors que la désertification médicale continue d’affecter de nombreux territoires en France, cette initiative témoigne d’un engagement fort pour améliorer l’accès aux soins dans la région. Les élus de Val de Garonne Agglomération se sont largement accordés sur l’importance de cette offre de soins, bien que des tensions subsistent concernant le partage des coûts.
En prévision de l’ouverture de cette nouvelle ligne, le budget prévisionnel de 95 000 euros a été jugé nécessaire pour garantir le fonctionnement de cette initiative. Avec l’engagement des collectivités pour financer les salaires des médecins et les frais de fonctionnement, l’entrée en service de ce second praticien est prévue pour mars prochain, offrant ainsi un espoir dans la lutte contre la pénurie de médecins dans le secteur.
Malgré les débats et les frictions autour des responsabilités financières, la volonté d’améliorer les conditions de santé pour les habitants est clairement présente. Les Médecins solidaires, qui prennent en charge divers coûts tels que le logement et les déplacements, jouent un rôle essentiel dans cette dynamique. L’intercommunalité et l’Agglo poursuivent leurs efforts en sollicitant aussi le soutien du Département et en cherchant des solutions de mécénat, montrant ainsi une réelle détermination à rétablir l’équilibre dans l’offre de soins.
En somme, l’implémentation d’un second médecin au centre de santé se présente comme un pas significatif vers l’amélioration de la santé publique dans le Lot-et-Garonne. Cette initiative pourrait bien être le début d’une tendance positive pour des communautés qui se battent pour conserver ou retrouver un accès adéquat à des soins médicaux de qualité.
