La campagne «QuitGPT» a été lancée pour inciter les utilisateurs à boycotter ChatGPT, l’outil d’IA créé par OpenAI, en raison des dons substantiels faits à Donald Trump par son cofondateur, Greg Brockman. En janvier, des citoyens étasuniens ont exprimé leurs préoccupations, affirmant que l’outil est associé à des pratiques politiques controversées, notamment l’utilisation du modèle GPT-4 par l’ICE, l’agence d’immigration. Les membres de la campagne suggèrent des alternatives plus respectueuses de la vie privée, mettant en avant les instabilités financières d’OpenAI et appelant à une réflexion sur l’éthique des entreprises technologiques.
Un mouvement de boycott a récemment pris de l’ampleur autour de ChatGPT, l’outil d’intelligence artificielle générative conçu par OpenAI. Ce mouvement, intitulé « QuitGPT », est alimenté par le soutien financier apporté par les dirigeants d’OpenAI à la campagne présidentielle de Donald Trump. Les utilisateurs s’interrogent sur les implications éthiques de l’utilisation de ChatGPT, surtout depuis que le co-fondateur d’OpenAI, Greg Brockman, a effectué un don très conséquent en faveur du président sortant.
Des contributions financières controversées
En janvier 2025, plusieurs géants technologiques tels que Google, Microsoft, Meta et Amazon ont fait des dons significatifs pour soutenir l’investiture de Trump, chacun versant plus d’un million de dollars. Parmi eux, OpenAI s’est démarqué avec des contributions de Greg Brockman, qui a lui-même versé 25 millions de dollars à Trump. Ce soutien financier soulève des questions sur l’éthique et la gouvernance de ces entreprises technologiques face à des valeurs souvent perçues comme contraires.
Une réaction citoyenne enflammée
Les prises de position de Brockman ont entraîné une réaction immédiate de la part des utilisateurs de ChatGPT, avec le lancement de la campagne « QuitGPT ». Cette initiative encourage utilisateurs et développeurs à délaisser cet outil au profit de chatbots alternatifs, qui se présentent comme plus respectueux de l’éthique et des droits. Le boycott a été amplifié par des personnalités célèbres, telles que l’acteur Mark Ruffalo, qui a relayé l’appel sur les réseaux sociaux.
Les motivations derrière le boycott
Les raisons de ce boycott vont au-delà des simples considérations politiques. Les défenseurs du mouvement soulignent des préoccupations telles que le non-respect de l’environnement et des droits d’auteur. Élargir le boycott à d’autres outils d’IA, en fonction des motivations, semble porter un message fort : l’utilisateur conscient de ses choix peut influencer les pratiques des géants technologiques.
Des alternatives à ChatGPT
« QuitGPT » appelle aussi à explorer des alternatives, notamment des outils comme Confer, Alpine, et Gemini (Google). Ces options sont mises en avant pour leur engagement à protéger la vie privée des utilisateurs. Les fondateurs de ces startups affirmant qu’elles ne soutiennent pas de politiques controversées, contrairement à OpenAI, suscitent un intérêt croissant parmi les utilisateurs soucieux de l’éthique.
Une préoccupation plus large pour la technologie
Le mouvement « QuitGPT » met en lumière une préoccupation plus générale : l’implication croissante des grandes entreprises technologiques dans le financement de la politique. Des experts, comme la docteure Amélie Cordier, appellent à une réflexion critique sur l’impact que ces soutiens peuvent avoir sur l’innovation et la responsabilité sociale des entreprises. Le débat continue de grandir autour des pratiques des géants de la tech face à des enjeux de société cruciaux.
- Initiative : Campagne de boycott appelée « QuitGPT » pour inciter à arrêter l’utilisation de ChatGPT.
- Contexte : Réactions face aux dons pro-Trump de Greg Brockman, co-fondateur d’OpenAI.
- Montant : 25 millions de dollars versés à Trump, 5 fois plus qu’Elon Musk.
- Partenaires du boycott : Relai par des personnalités telles que Mark Ruffalo.
- Objectif : Démoderniser et faire vaciller la position dominante de ChatGPT sur le marché.
- Alternatives : Suggestions de plateformes respectueuses comme Confer, Alpine et Lumo.
- Impact financier : OpenAI en situation financière instable, répondant aux appels au boycott.
- Écologie et éthique : Réflexion sur d’autres motivations de boycott, incluant le respect de l’environnement.
- Contributions pro-Trump : Majorité des grandes entreprises tech ayant soutenu Trump en 2024.
- Éthique : Anthropic et son chatbot Claude comme alternatives éthiques à ChatGPT.

Témoignages sur « QuitGPT » : le boycott de ChatGPT et ses implications
De nombreux utilisateur·ices de ChatGPT expriment leurs préoccupations face au soutien financier de certains de ses dirigeants à Donald Trump. La campagne « QuitGPT » a suscité un vaste écho dans la communauté, incitant les gens à réfléchir sur leur choix d’outils technologiques. Pour certains, il s’agit d’une question d’éthique. Une utilisatrice a déclaré : « J’ai été choquée d’apprendre que des fonds provenant de l’entreprise d’une IA que j’utilise chaque jour soutiennent un président dont les politiques me semblent contraires à mes valeurs. »
La réaction de certains citoyens est exacerbée par le montant des dons. Un jeune professionnel du secteur technologique a commenté : « 25 millions de dollars, c’est une somme astronomique. Comment peut-on soutenir une telle figure politique tout en prétendant avoir à cœur l’innovation et le bien-être de la société ? » Son sentiment est partagé par beaucoup qui se sentent trahis par OpenAI.
Les critiques ne se limitent pas seulement à la position pro-Trump de Greg Brockman. Certains membres de la campagne “QuitGPT” soulignent les implications plus larges en matière de vie privée et de durabilité environnementale. « Boycotter ChatGPT, c’est rassembler nos voix contre un système que nous jugeons problématique, et ce, sur plusieurs fronts », a déclaré un militant pour la justice numérique.
La mobilisation a même gagné en traction avec des personnalités publiques qui soutiennent le mouvement. Mark Ruffalo, acteur engagé, a posté sur Instagram à propos de la campagne, amplifiant l’idée que « chaque utilisateur a le pouvoir de faire changer les choses ». À travers cette campagne, il est entendu qu’il ne s’agit pas seulement d’un énième boycott, mais d’un appel à une prise de conscience collective sur l’impact de nos choix technologiques.
Les alternatives recommandées par le collectif montrent également le potentiel de changement. Un participant à la campagne a partagé : « J’ai essayé des outils comme Lumo et Alpine, et il est important pour moi de soutenir des entreprises qui respectent mes valeurs. Si nous pouvons influencer le marché, alors nous devons le faire. »
Avec le débat s’intensifiant autour d’OpenAI et de ses soutiens politiques, de nombreux utilisateur·ices attendent de voir si leur boycott aura des répercussions notables. Comme l’a souligné un analyste : « L’incertitude économique d’OpenAI pourrait effectivement être mise à profit par cette campagne. Il est temps que les utilisateurs réalisent leur pouvoir dans la dynamique du marché. »
QuitGPT : le boycott de ChatGPT secoué par les prises de position pro-Trump de son cofondateur
Le mouvement QuitGPT a pris de l’ampleur, alimenté par la controverse entourant le soutien financier apporté par les dirigeants d’OpenAI à la campagne de Donald Trump. Cette initiative, qui incite les utilisateurs à délaisser l’outil d’intelligence artificielle ChatGPT, s’attaque non seulement à son cofondateur, mais aussi à la notion de responsabilité sociale des entreprises technologiques. Le collectif souhaite attirer l’attention sur les implications éthiques et politiques du soutien à un candidat d’extrême droite, ce qui soulève de nombreuses questions vis-à-vis des valeurs que défendent ces entreprises.
Les campagnes de boycott ne sont pas nouvelles, mais celle-ci se distingue par son appel à la mobilisation collective contre une entreprise largement adoptée par le public. À travers le hashtag #QuitGPT, les citoyens montrent qu’ils ne resteront pas passifs face aux actions des géants de la tech. Les critiques rejoignent un courant plus large qui prône des alternatives respectueuses des droits de l’Homme et de l’environnement, en rejetant l’idée que ChatGPT soit l’unique option sur le marché.
Les appel à boycotter ChatGPT ne se base pas uniquement sur des considérations politiques, mais également sur des questions de durabilité et d’éthique. En mettant en avant des alternatives comme Claude (d’Anthropic) qui se concentre sur la sécurité, ce mouvement ouvre la voie à une refonte des attentes vis-à-vis des technologies que nous utilisons au quotidien. À l’heure où les citoyens prennent conscience des enjeux liés à l’IA, QuitGPT offre un cadre pour envisager une technologie qui s’aligne avec des valeurs éthiques.
