Le Conseil national de l’Ordre des médecins a récemment suspendu deux médecins en lien avec des circoncisions réalisées au sein du Centre de circoncision rituelle à Bordeaux. Cette décision fait suite à des enquêtes judiciaires pour homicide involontaire et blessures involontaires. Les faits se sont déroulés le 25 mai 2022, lorsqu’un nourrisson de deux mois a été circoncis après une anesthésie faite par un médecin niçois, entraînant son décès quelques heures plus tard. La chambre disciplinaire a pointé de graves manquements de la part des médecins, comme l’absence d’une installation adéquate pour l’anesthésie et le non-respect des protocoles médicaux. Les sanctions s’ajoutent à d’autres plaintes et investigations, soulignant les risques liés à de telles pratiques dans un cadre non médical.
Deux médecins ont récemment été suspendus par le Conseil national de l’Ordre à la suite d’une affaire tragique de circoncision rituelle à Bordeaux. Cette décision intervient dans le cadre d’une enquête sur des pratiques médicales douteuses ayant conduit à des complications graves chez un nourrisson. Le cas fait actuellement l’objet de procédures judiciaires pour homicide involontaire et blessures involontaires.
Contexte de l’incident
Le drame a eu lieu le 25 mai 2022 dans une maison de Latresne où le Centre de circoncision rituelle (CCR) avait organisé une journée d’opérations. L’événement a vu la présence d’un médecin généraliste de Nice, le Dr Alain Mouchnino, qui a réalisé l’anesthésie d’un nourrisson de deux mois sans les équipements nécessaires pour assurer sa sécurité. Malgré les injections anesthésiques, l’enfant a développé des complications conduisant à son décès quelques heures plus tard.
Les manquements qui ont conduit à la suspension
Le Conseil de l’Ordre a constaté plusieurs manquements dans la procédure réalisée par le Dr Mouchnino. Il a été établi qu’il n’avait pas respecté certaines obligations de sécurité, notamment en réalisant une procédure d’anesthésie qui dépassait ses compétences. De plus, il n’avait ni effectué de consultation pré-anesthésique, ni assuré un suivi rigoureux des injections, compromettant ainsi la santé de l’enfant.
Réactions et procédures judiciaires
Le médecin conteste toute responsabilité dans la mort de l’enfant et prévoit de faire appel de la décision de suspension, affirmant avoir agi dans le cadre de ses compétences. En parallèle, le CCR a également été sous le feu des critiques, bien qu’il n’ait pas été mis en cause à ce stade.
Cas similaire dans la même structure
Cette affaire fait écho à celle du Dr David Assuied, également sanctionné par des mesures disciplinaires pour des circoncisions effectuées dans le même CCR, entraînant des complications sur plusieurs enfants. La chambre disciplinaire a souligné des violations similaires concernant l’hygiène et le suivi postopératoire, ayant conduit à des souffrances notables chez les patients.
Le CCR, tout en assurant que ses pratiques ne se poursuivent plus à Bordeaux, continue de proposer ses services dans d’autres villes de France, soulevant de nombreuses interrogations sur la réglementation des circoncisions rituelles en dehors du cadre médical traditionnel.
Sanctions et faits marquants liés à la circoncision rituelle à Bordeaux
- Suspension : Deux médecins interdits d’exercer par le Conseil national de l’Ordre.
- Circoncisions : Réalisées lors d’une journée organisée par le Centre de circoncision rituelle (CCR).
- Anesthésie : Manquements notables lors de la procédure anesthésique sur un nourrisson.
- Responsabilité : Enquête pour homicide involontaire et blessures involontaires toujours en cours.
- Critères d’hygiène : Non-respect des normes essentielles, entraînant des complications post-opératoires.
- Défécit de suivi : Inadéquation des soins post-anesthésie et contrôles médicaux insuffisants.
- Procédure judiciaire : Information judiciaire ouverte avec plusieurs plaintes de parents concernés.
- Passé du CCR : Bien que suspendu à Bordeaux, le CCR reste actif dans d’autres villes françaises.

Témoignages sur la Suspension de Deux Médecins par le Conseil de l’Ordre
La récente suspension de deux médecins par le Conseil national de l’Ordre a suscité des réactions mitigées au sein de la communauté médicale et des familles concernées. Un père, dont l’enfant a été opéré, a exprimé son choc et sa colère : « Je ne comprends pas comment un événement aussi tragique a pu se produire dans un cadre qui était censé être sûr. La situation de mon fils était inquiétante, et nous n’avons reçu aucune information claire sur les étapes à suivre après l’opération. »
Un médecin témoin des événements a également partagé son indignation. « Le fait que des procédures d’une telle nature soient réalisées sans les infrastructures adéquates est alarmant. Les professionnels de santé doivent toujours prioriser la santé et la sécurité des patients, en particulier lorsqu’il s’agit de procédures chirurgicales délicates comme la circoncision. »
De leur côté, les avocats représentant les familles ne cachent pas leur détermination à obtenir justice pour les victimes. « Nous sommes face à des manquements graves qui ont conduit à des conséquences terribles. Nous comptons sur le système judiciaire pour faire la lumière sur cette affaire et pour que les responsabilités soient établies. »
Les membres d’associations en faveur de la protection des droits des enfants se sont également exprimés. « Cette affaire soulève des questions sur la réglementation des pratiques de circoncision rituelle où des enfants sont parfois exposés à des risques considérables. Nous espérons que cette situation incitera à une réévaluation des normes de sécurité dans ce domaine. »
Enfin, un ancien membre du Conseil de l’Ordre a commenté la nécessité d’une clarté dans la réglementation entourant de telles procédures : « Il est vital que chaque acte médical soit encadré par des lois strictes pour éviter les dérives. Nous devrions tous nous engager à protéger les plus vulnérables. »
La suspension récente de deux médecins par le Conseil national de l’Ordre soulève des questions cruciales sur les pratiques entourant la circoncision rituelle dans des contextes non médicaux. Cet incident tragique, survenu lors d’une opération à Bordeaux, met en lumière les responsabilités des professionnels de santé lorsqu’ils participent à des interventions chirurgicales qui ne relèvent pas de la médecine traditionnelle.
Le cas d’un nourrisson décédé suite à une anesthésie inappropriée illustre les graves conséquences que peuvent avoir des manquements aux obligations de sécurité. Les accusations précises de « homicide involontaire » et « blessures involontaires » contre les médecins impliqués accentuent la nécessité d’une réglementation stricte autour de telles pratiques. Il est essentiel que tous les intervenants, médecins ou non, respectent des normes élevées de sécurité et de compétence pour assurer la santé et la sécurité des patients, en particulier ceux aussi vulnérables qu’un nourrisson.
La décision de l’Ordre de suspendre ces médecins, qui avaient agi sans les garanties nécessaires, est un message fort adressé à la communauté médicale. L’absence de moyens techniques adéquats, ainsi que les négligences dans la réalisation des procédures pré-anesthésiques, soulignent l’importance d’une formation et d’une supervision appropriées lors de telles interventions.
Alors que le débat sur la circoncision rituelle continue de diviser les opinions, ce contexte met en avant l’impératif de protéger les plus faibles dans toute intervention chirurgicale. Les conséquences de cette affaire doivent inciter à une réflexion accrue sur la pratique médicale, l’éthique et la réglementation qui entourent ces rites culturels. Le bien-être des enfants doit rester une priorité, quel que soit le cadre d’intervention.
